Compte-rendu de l'AG du 4 juin 2009
Assemblée générale de l’association Anciens CFJ 4 juin 2009 Compte-rendu Loïck Berrou, président de l’association, salue la trentaine d’adhérents qui sont venus assister à l’assemblée générale.
Il présente le rapport moral du Comité sortant.
Olivier Sourice, trésorier, présente le bilan financier.
Au 31 décembre 2008, les comptes de l’association étaient en déficit de 4461,17 euros.
Au 4 juin 2009, le nombre de cotisants s’établissait à 430. Olivier Sourice souligne que la situation financière de l’association reste fragile tant que le seuil de 500 cotisants n’est pas atteint. Mais au-delà, il insiste sur la nécessité de diversifier les ressources. Les subventions des organismes publics, collectivités locales et autres fondations constituent une piste régulièrement explorée par le Comité, mais les procédures sont souvent très longues et compliquées. La nouvelle édition de l’annuaire devrait constituer une ressource d’appoint pour les mois à venir.
Olivier Sourice présente également un bilan de la bourse aux emplois, communiqué par Jean-Baptiste Urbain.
L’an dernier, 176 offres ont été diffusées, ce qui représente une légère baisse par rapport à à l’exercice précédent mais se situe dans la moyenne des années précédentes. Elles se répartissent comme suit : 47% en presse écrite (dont 49% en presse spécialisée et professionnelle), 22% en communication, 18% en multimédia, 13% en audiovisuel.
Concernant les types de contrat proposés, les offres se répartissent ainsi : 68% des offres proposées sont des CDI, 32% des CDD/piges.
Baya Bellanger présente ensuite un bilan de la Chance aux concours. Environ 75 candidatures ont été reçues cette année. L’opération fonctionne bien, grâce au bénévolat de nombreux anciens et au professeur d’anglais (rémunérée par les parrainages).
On passe ensuite aux questions-réponses.
Q : Que se passe-t-il si l’association reste plusieurs années de suite en déficit ?
Olivier Sourice : L’association serait contrainte de mettre la clé sous la porte, c’est aussi simple que cela, avec à la clé le licenciement de notre salariée, Marie-Lyse Immelé. L’un des problèmes, c’est le manque de régularité dans les cotisations.
Q : N’y a-t-il pas d’autres subventions à réclamer que celle de la Mairie de Paris ?
Loïck Berrou : D’abord, il ne serait pas sain que l’association soit trop dépendante de subventions.
Olivier Sourice : Ensuite, il y a sans doute de nombreuses possibilités de subventions, mais chacune nécessite des démarches souvent très lourdes. Toutes les bonnes volontés sont d’ailleurs bienvenues, dans ce domaine comme dans les autres.
Un participant fait valoir que l’association pourrait fournir un argumentaire à chacun pour qu’il incite ses collègues ou copains de promo à adhérer chaque année – suggestion retenue par le Comité.
Q : La Chance aux concours n’est-elle pas un dispositif trop « parisien » ?
Baya Bellanger et David Allais : Nous recevons chaque année des candidatures de toute la France, mais oui, pour des raisons pratiques évidentes cette préparation est, de facto, quasiment réservée à des étudiants de la région parisienne, même si chaque année, un ou deux étudiant peut venir de régions un peu plus éloignées. La télé-préparation ne nous semble ni adaptée ni en adéquation avec nos moyens financiers et humains. La seule solution que nous pouvons proposer… c’est de susciter des initiatives semblables dans d’autres villes.
Q : Où en est la réflexion du CFJ et de l’association sur la filière d’apprentissage ?
Loïck Berrou : Il ne faut pas nier que l’apprentissage constitue une vraie source de diversité dans les recrutements des écoles de journalisme et de la profession. Il ne faut pas nier non plus certaines dérives, comme ces entreprises qui viennent frapper à la porte des écoles « avec un futur apprenti sous le bras », une dérive contraire à la philosophie de l’école.
Un participant qui enseigne au CFJ fait part de son témoignage. Il parle d’une « forte disparité de niveau » entre les apprentis et les étudiants de la filière classique. Selon lui, les apprentis en sont pleinement conscients et font même des complexes à ce sujet ; ils ont peur d’avoir de faibles marges de carrière. Les entreprises, ajoute-t-il, connaissent aussi la différence et ne confient pas les mêmes tâches aux apprentis qu’aux étudiants. En outre, contrairement à ce qui est dit, une fois leur diplôme obtenu les apprentis ont souvent des débuts de carrières aussi précaires que les étudiants.
Loïck Berrou : A la rentrée, l’association va lancer une consultation auprès des anciens pour recueillir un maximum de témoignages et d’observations sur la manière dont les entreprises s’occupent des apprentis, leur insertion dans les rédactions, etc.
Q : Le CFJ va-t-il se transformer en une « école d’apprentis » ?
Loïck Berrou : La direction nous assure que non. Et si c’était tout de même le cas, serait-ce d’ailleurs à craindre ? En Allemagne, l’apprentissage constitue la filière essentielle de formation des jeunes journalistes. La question est ouverte.
Les candidats à l’élection ou à la réélection au sein du Comite se présentent.
Le rapport moral et le bilan financier sont mis aux voix.
Ils sont tous deux approuvés à l’unanimité des membres présents.
Après dépouillement, les candidats sont tous déclarés élus.
L’assemblée générale s’achève autour du traditionnel pot de l’amitié.
Laurent Mimouni (02)
Secrétaire général




