Deux anciennes de la Chance aux concours, lauréates de la bourse Paris Jeunes Aventures, en reportage à la frontière turco syrienne
Anne-Fleur Delaistre et Camille Lafrance, toutes deux étudiantes en école de journalisme (respectivement à l’Institut français et à l’Institut pratique de journalisme), et anciennes élèves de la Chance aux concours en 2008, sont depuis début septembre à la frontière turco syrienne pour un reportage sur les mariages transfrontaliers.
Anne-Fleur et Camille ont décroché une bourse Paris Jeunes Aventures de la mairie de Paris, en partenariat avec l'association Aventure du bout du monde. En contrepartie de cette aide financière (2500 euros) versée par la Ville de Paris, les deux étudiantes proposeront un reportage photos aux jeunes Parisiens à leur retour. Cette enquête les plonge dans les questions d'identité nationale et leur permet de mieux comprendre les enjeux humains des frontières.
La frontière ouverte une fois par an
Une fois par an, pendant le mois de Ramadan, la frontière entre la Turquie et la Syrie s’ouvre. C’est l’occasion pour des familles turques d’organiser des mariages avec des familles syriennes. Une opportunité pour des populations de nationalités différentes de souder des origines communes.
La Syrie ottomane, « pays de Cham », s'étendait de la Méditerranée à l'Euphrate, de la Palestine au Taurus. Entre désert et mer, villes et montagnes, elle était un espace de passage, de traversées, d'échange, lieu du grand négoce, régional et international. Jusqu'à la fin de l'époque ottomane, la société était structurée par la forte opposition des espaces et des groupes qui les habitaient. Sédentarisation, exode rural et urbanisation des campagnes se sont conjugués pour façonner une nouvelle société et faire émerger une identité nationale arabe syrienne. Mais l'identité de cette région dépasse les frontières administratives.





Je passerais les concours sans votre aide. Merci
Fanfan
Pour l'instant, il n'existe pas d'expérience similaire en région, mais nous essayons d'y travailler.
Je partage votre sentiment, mais nous sommes une petite équipe de bénévole et nous ne pouvons palier à tous les défauts du système.