Vie de l'association
» 1/3SOS Anciens, le retour
Une dizaine de nouvelles questions - réponses viennent d'être ajoutées à la rubrique SOS Anciens dont plusieurs sur les pigistes que l'on veut payer en droits d'auteur, honoraires, auto-entrepreneur... Les adhérents peuvent les découvrir sur le site et poser d'autres questions juridiques, sociales etc..
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Nos dates de vacances...
Le secrétariat de l'Association est fermé jusqu’au 31 août inclus mais vous pouvez toujours nous contacter.
Votre offre sera ensuite diffusée dans l’espace emploi de notre site et accessible par code personnalisé aux adhérents
Pour toute autre information :
Laurent Mimouni : mailto:laurentmimouni@yahoo.fr
ou Olivier Sourice : mailto:osourice@prisma-presse.com
A bientôt
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Le nouveau bureau de l'association
Président : Loïck Berrou (87 - France 24, rédacteur en chef)
Vice-président(e)s :
- Baya Bellanger (04 - France 5, émission « Revu et Corrigé »),
- François Cardinali (82 - Télé 7 jours, rédacteur en chef adjoint),
- Renaud Honoré (04 - Les Echos)
Secrétaire général : Laurent Mimouni (02 - BFM Radio, présentateur) ;
Trésorier : Olivier Sourice (78 - Télé Loisirs, chef de service rubriques consommation) ;
Trésorière adjointe : Amélie Baubeau (04 - agence Dow jones newswires).
Le Comité de l’Association
David Allais (02 - journaliste indépendant),
Jean-Luc Courthial (83 - Associated Press, responsable du service sports),
Laurent Decloitre (90 - correspondant de Libération à la Réunion et l’océan Indien et responsable filière journalisme à l’université de la Réunion),
Nadir Dendoune (06 - JRI à France 3),
Eve Desjardins (74 - pigiste presse professionnelle et santé),
Catherine Fay de Lestrac (90 - AFP, service informations générales),
Clarisse Feletin (97- réalisatrice JRI France2, M6, TF1, France3),
Jérôme Gautheret (02 - Le Monde, éditeur),
Emmanuelle Hirschauer (01 - Journaliste indépendante),
Guillaume Kempf (05 - La Lettre A),
Hala Kodmani (80 - journaliste indépendante),
Olivier Le Hellard (04 - JRI indépendant correspondant en Inde),
Pierre Monégier (07 - France 2, service Enquêtes et reportages),
Olivier Picard (83 - DNA, éditorialiste politique, chef du bureau parisien),
Jean-Baptiste Urbain (03 - Journaliste pigiste pour TV5Monde et France Info),
Renaud Villain (02 - TF1, JRI).
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Loïck Berrou - promotion 1987, rédacteur en chef à France 24...
...a été réélu président de l’association pour la quatrième année consécutive.
Le Comité de l’Association des anciens élèves du Centre de formation des journalistes (CFJ), réuni le 18 juin à Paris, a procédé à l’élection de son nouveau bureau. Le 4 juin, la composition du Comité avait été renouvelée lors de l’Assemblée générale ordinaire au cours de laquelle les rapports moral et financier ont été approuvés à l’unanimité.
Composition des nouveaux bureau et comité
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Compte-rendu de l'AG du 4 juin 2009
Assemblée générale de l’association Anciens CFJ 4 juin 2009 Compte-rendu Loïck Berrou, président de l’association, salue la trentaine d’adhérents qui sont venus assister à l’assemblée générale.
Il présente le rapport moral du Comité sortant.
Olivier Sourice, trésorier, présente le bilan financier.
Au 31 décembre 2008, les comptes de l’association étaient en déficit de 4461,17 euros.
Au 4 juin 2009, le nombre de cotisants s’établissait à 430. Olivier Sourice souligne que la situation financière de l’association reste fragile tant que le seuil de 500 cotisants n’est pas atteint. Mais au-delà, il insiste sur la nécessité de diversifier les ressources. Les subventions des organismes publics, collectivités locales et autres fondations constituent une piste régulièrement explorée par le Comité, mais les procédures sont souvent très longues et compliquées. La nouvelle édition de l’annuaire devrait constituer une ressource d’appoint pour les mois à venir.
Olivier Sourice présente également un bilan de la bourse aux emplois, communiqué par Jean-Baptiste Urbain.
L’an dernier, 176 offres ont été diffusées, ce qui représente une légère baisse par rapport à à l’exercice précédent mais se situe dans la moyenne des années précédentes. Elles se répartissent comme suit : 47% en presse écrite (dont 49% en presse spécialisée et professionnelle), 22% en communication, 18% en multimédia, 13% en audiovisuel.
Concernant les types de contrat proposés, les offres se répartissent ainsi : 68% des offres proposées sont des CDI, 32% des CDD/piges.
Baya Bellanger présente ensuite un bilan de la Chance aux concours. Environ 75 candidatures ont été reçues cette année. L’opération fonctionne bien, grâce au bénévolat de nombreux anciens et au professeur d’anglais (rémunérée par les parrainages).
On passe ensuite aux questions-réponses.
Q : Que se passe-t-il si l’association reste plusieurs années de suite en déficit ?
Olivier Sourice : L’association serait contrainte de mettre la clé sous la porte, c’est aussi simple que cela, avec à la clé le licenciement de notre salariée, Marie-Lyse Immelé. L’un des problèmes, c’est le manque de régularité dans les cotisations.
Q : N’y a-t-il pas d’autres subventions à réclamer que celle de la Mairie de Paris ?
Loïck Berrou : D’abord, il ne serait pas sain que l’association soit trop dépendante de subventions.
Olivier Sourice : Ensuite, il y a sans doute de nombreuses possibilités de subventions, mais chacune nécessite des démarches souvent très lourdes. Toutes les bonnes volontés sont d’ailleurs bienvenues, dans ce domaine comme dans les autres.
Un participant fait valoir que l’association pourrait fournir un argumentaire à chacun pour qu’il incite ses collègues ou copains de promo à adhérer chaque année – suggestion retenue par le Comité.
Q : La Chance aux concours n’est-elle pas un dispositif trop « parisien » ?
Baya Bellanger et David Allais : Nous recevons chaque année des candidatures de toute la France, mais oui, pour des raisons pratiques évidentes cette préparation est, de facto, quasiment réservée à des étudiants de la région parisienne, même si chaque année, un ou deux étudiant peut venir de régions un peu plus éloignées. La télé-préparation ne nous semble ni adaptée ni en adéquation avec nos moyens financiers et humains. La seule solution que nous pouvons proposer… c’est de susciter des initiatives semblables dans d’autres villes.
Q : Où en est la réflexion du CFJ et de l’association sur la filière d’apprentissage ?
Loïck Berrou : Il ne faut pas nier que l’apprentissage constitue une vraie source de diversité dans les recrutements des écoles de journalisme et de la profession. Il ne faut pas nier non plus certaines dérives, comme ces entreprises qui viennent frapper à la porte des écoles « avec un futur apprenti sous le bras », une dérive contraire à la philosophie de l’école.
Un participant qui enseigne au CFJ fait part de son témoignage. Il parle d’une « forte disparité de niveau » entre les apprentis et les étudiants de la filière classique. Selon lui, les apprentis en sont pleinement conscients et font même des complexes à ce sujet ; ils ont peur d’avoir de faibles marges de carrière. Les entreprises, ajoute-t-il, connaissent aussi la différence et ne confient pas les mêmes tâches aux apprentis qu’aux étudiants. En outre, contrairement à ce qui est dit, une fois leur diplôme obtenu les apprentis ont souvent des débuts de carrières aussi précaires que les étudiants.
Loïck Berrou : A la rentrée, l’association va lancer une consultation auprès des anciens pour recueillir un maximum de témoignages et d’observations sur la manière dont les entreprises s’occupent des apprentis, leur insertion dans les rédactions, etc.
Q : Le CFJ va-t-il se transformer en une « école d’apprentis » ?
Loïck Berrou : La direction nous assure que non. Et si c’était tout de même le cas, serait-ce d’ailleurs à craindre ? En Allemagne, l’apprentissage constitue la filière essentielle de formation des jeunes journalistes. La question est ouverte.
Les candidats à l’élection ou à la réélection au sein du Comite se présentent.
Le rapport moral et le bilan financier sont mis aux voix.
Ils sont tous deux approuvés à l’unanimité des membres présents.
Après dépouillement, les candidats sont tous déclarés élus.
L’assemblée générale s’achève autour du traditionnel pot de l’amitié.
Laurent Mimouni (02)
Secrétaire général
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Rapport moral présenté par Loïck Berrou lors de l'AG du 4 juin 2009
Depuis que vous m’avez confié les destinées de l’Association, j’ai le plaisir de m’adresser à vous pour la troisième fois.
Mais c’est la première fois que j’ai à vous exposer un tableau aussi sombre. A la crise endémique que subit la profession est venue s’ajouter une crise économique sans précédent, qui assèche la ressource principale dont dépendent bon nombre d’entre nous : la publicité.
Des plans de licenciement, ou de « départs volontaires » ont été annoncés, ou sont à l’ébauche, dans bon nombre de rédactions. Quitte à contredire les engagements du gouvernement, et la logique démographique, ce sont les plus expérimentés d’entre nous qui risquent d’en souffrir les premiers. Tandis que le marché des embauches se tarit progressivement. A titre d’exemple, la profession a perdu aux Etats-Unis ces deux dernières années 15% de ses membres. J’espère que cette « mode » là ne parviendra pas jusqu’à nos rives.
Le CFPJ et la crise
Cela m’amène à placer en tête de ce rapport moral le chapitre des relations de l’Association avec la direction du CFPJ. Car il est en tête de nos préoccupations.
Le CFPJ subit sa part de la crise: sa maison mère, EFE, est touchée de plein fouet par la réduction des budgets de formation continue, et a du se séparer de plsuieurs dizaines de ses collaborateurs. Les effectifs restant entament en ce moment même leur migration vers le 35, rue du Louvre. Nous ne sommes pas en mesure à cette heure de vous dire quel impact ce déménagement pourra avoir sur les activités de l’école.
Le CPJ, nous dit la direction, est moins affecté : au sein des entreprises de presse, il y a toujours, pour des raisons tenant pour l’essentiel à la « pluridisciplinarité » exigée aujourd’hui des journalistes, de forts besoins de formation.
Mais l’école, elle, subit directement la crise.
En amont, par le biais de sa principale ressource, la taxe d’apprentissage. Deux facteurs :
- sa récolte est de plus en plus émiettée entre les diverses écoles
- le solde est de plus en plus orienté vers l’apprentissage stricto sensu.
Résultat : aux 35 étudiants en formation primaire, il faut cette année ajouter 16 étudiants apprentis, qui ont entamé en Janvier une scolarité de 2 ans.
Ici encore, il nous faut nous garder de préjugés, mais rester vigilants. Quels sont les critères de recrutement de ces étudiants ? Répondent-ils aux attentes de leurs employeurs ? Leur niveau est-il conforme à celui qu’on attend d’un journaliste diplômé du CFJ ? Ne viennent-ils pas en concurrence directe avec les étudiants du cursus classique ?
Pour tenter de répondre à ces questions, et dresser un premier bilan, nous allons consulter à la rentrée prochaine ceux d’entre vous dont les entreprises ont recours à la formation en alternance. N’hésitez pas à vous manifester.
En aval, face à la crise de recrutement dans la profession, que l’on espère conjoncturelle, et au recours croissant à des stages non rémunérés, Christophe Deloire, le directeur des études nommé dans le courant de l’année 2008, éprouve des difficultés à assurer aux étudiants diplômés le CDD qui leur est promis à leur entrée. Ici aussi, nous demandons aux anciens en postes de responsabilité de faire preuve de l’esprit de solidarité qui préside à l’existence même de notre Association.
Autre sujet de préoccupation: pour consentir, avec les plus grandes réticences, à une augmentation de la scolarité à 3500 € à la rentrée 2008, nous avons obtenu de la direction l’engagement de poursuivre et renforcer une politique active de bourses. Or le partenaire privé associé à cette politique, le groupe Caisses d’Épargne, est lui aussi durement touché par la crise. Le CFPJ sera-t-il en mesure de remplir ses engagements ? La question reste ouverte.
Nous n’entendons pas noircir le tableau ; nous mettons clairement au crédit de la direction de Marie Ducastel et Christophe Deloire :
Ø les accords avec la Sorbonne qui permettront aux étudiants des futures promos d’être titulaires d’un Master 2.
Ø les échanges de cours avec Normale Sup et l’ESCP-EAP qui leur permettent d’élargir leurs horizons.
Ø une simplification du concours d’entrée.
Mais pour conclure ce chapitre je me permettrai d’exprimer en votre nom, et de manière assez solennelle, une crainte.
Depuis qu’il a sorti le CFJ de l’ornière il y a maintenant 5 ans, le groupe EFE a toujours su respecter les fondamentaux de la profession
Compte tenu du coût de la formation primaire, et de l’incertitude croissante des débouchés, la tentation pourrait être forte aujourd’hui de faire de l’école une simple vitrine pour le groupe, la devanture glamour d’un centre d’apprentissage ou de formation au marketing des media. Ce serait vider le CFJ de sa substance. Nous comptons sur la direction pour qu’elle ne cède pas à cette tentation.
Et l’Association des Anciens ?
Cette crise a sur nous un impact paradoxal: elle touche évidemment nos adhérents, mais ils ne sont pas moins nombreux pour autant ! Peut-être la palette des services qu’offre l’Association répond-elle encore mieux à vos attentes quand le temps est au grand frais. Et que le besoin de « lien social », pour utiliser un terme à la mode, se fait d’autant ressentir.
Reste un problème récurrent : à moins de 500 adhérents, le budget que vous présentera Olivier Sourice relève de l’équilibrisme, et nous contraint à une chasse aux ressources permanente. Et, cette année encore, nous ne sommes pas 500.
Le bilan 2008/2009 est pourtant extrêmement riche :vous connaissez déjà la newsletter, la bourse aux emplois, la Chance aux concours, l’annuaire en ligne, il faut y ajouter ces innovations du cru 2008/2009 :
Ø une refonte totale du site Internet, animée par Emmanuelle Hirschauer et Olivier Sourice, et avec le concours précieux de notre web master Pierre Gilbert. 10 à 12000 visiteurs uniques par mois sur un site plus interactif et convivial; c’est quatre fois plus que le nombre d’anciens! Je vous invite à le découvrir, si ce n’est déjà fait.
Ø la librairie en ligne : Marie Lyse s’est découverte des talents d’internaute ; vous pouvez donc d’un clic acheter les ouvrages d’anciens, ou ceux qui ont trait à l’exercice de la profession.
Ø la boîte à messages, ou vous pouvez poster des messages qui vont de la recherche d’un appartement à la mobilisation pour un journaliste incarcéré. Facile à écrire, facile à lire.
Ø La rubrique « SOS Anciens », un temps dormante, sera réactivée avec le concours de Clarisse Felletin et Catherine Fay de Lestrac, et le soutien amical de Safia Allag. Vous pourrez y poser toutes les questions touchant à la profession, dont les réponses ne sont pas du ressort des syndicats.
Notre grand chantier de l’année restera pourtant la réédition de l’annuaire papier, abandonnée il y a 5 ans. Nous sommes en mesure de vous le proposer dès aujourd’hui, à un prix spécial adhérents. Marie Lyse et Emmanuelle Hirschauer y ont consacré une énergie considérable ; qu’elles en soient ici chaleureusement remerciées. Vous avez été invités à rectifier les erreurs potentielles. Vous voudrez bien nous excuser s’il en persiste quelques unes.
Nous allons acceuillir aujourd’hui quelques énergies neuves au sein du comité. Elles viendront encore renforcer et ragaillardir votre Association. Je tiens en particulier à ce que les élèves issus des promos sortantes soient représentés au sein du comité, pour coller au plus près à l’actualité de l’école et aux préoccupations des jeunes anciens. En plus de ceux que vous allez élire, un ancien de la promo 2009 rejoindra donc nos rangs au titre d’observateur.
Je conclurai par une évidence : nous ne serions rien sans votre soutien, et votre confiance. Merci de nous les accorder.
Loïck Berrou
Président du Comité des Anciens CFJ
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Jeudi 4 juin 2009, 19 h, AG des Anciens au CFJ
N’oubliez pas : l’assemblée générale de l’Association des Anciens se tiendra jeudi prochain, 4 juin, à 19 h dans les locaux du CFJ (3ème étage).
Vous pourrez vous y procurer l’annuaire 2009-2010 tout juste sorti de l’imprimerie. Entièrement refondu, il contient les noms et coordonnées de plus de 2 000 journalistes diplômés du Centre (prix public : 30 €, 10 € pour les adhérents).
L’ordre du jour de cette réunion est le suivant :
- Rapport moral présenté par le président
- Point sur la bourse emploi, l’opération Chance aux concours, l’annuaire papier, le site Internet…
- Rapport financier du trésorier
- Vote des rapports (moral et financier)
- Présentation des candidats
- Election du Comité
- Questions diverses
Olivier Sourice (78), trésorier
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Refonte du site de l'association
Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture du nouveau site et de l'annuaire en ligne des Anciens du CFJ.
Voici quelques informations sur les nouveautés.
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Le nouveau Bureau de l'association
Loïck Berrou est reconduit dans ses fonctions de président.
La composition du nouveau Bureau
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Rapport moral et bilan financier aprouvés - Election du Comité
Loïck Berrou, président de l'association salue la vingtaine d'anciens venus assister à cette AG. Il interprète cette participation légèrement plus faible que les années précédentes comme un signe de l'apaisement de la vie de l'école et de l'association.
Il présente son rapport moral.
Loïck Berrou annonce par ailleurs le partenariat signé tout récemment entre le CFJ et l'école Normale supérieure : les étudiants de l'école suivront plusieurs séminaires théoriques organisés par l'ENS et deux "normaliens" pourront chaque année suivre un double cursus ENS-CFJ.
Olivier Sourice, trésorier de l'association présente le bilan financier de l'association. Il informe les participants des tentatives du Comité de relancer la publication d'une version papier de l'annuaire (accessible aux adhérents dans sa version électronique sur le site de l'association).
Le débat s'engage ensuite, notamment sur la filière apprentissage, sur l'augmentation des frais d'inscription.
Un participant regrette que les écoles ne sensibilisent pas suffisamment les futurs diplômés sur les droits des journalistes, notamment en matière de multi-collaboration, de droits d'auteurs, etc. Devant plusieurs remarques de ce genre, Loïck Berrou rappelle le choix devant lequel se trouve souvent le Comité : l'association doit-elle intervenir dans le débat public, multiplier les communiqués, les tribunes, etc. Il explique que c'est très difficile et qu'il ne faut pas confondre une association d'anciens diplômés avec un syndicat. La mobilisation de l'association pour la libération de Marc Garmirian (92) relevait, selon lui, de la cause "humanitaire".
Le rapport moral et le bilan financier sont mis aux voix. Ils sont approuvés à l'unanimité (17 présents et 12 pouvirs).
Laurent Mimouni (02)
Secrétaire général
A l'issue de l'assemblée générale, il a été procédé à l'élection du nouveau Comité. Tous les candidats ont été élus (55 votants).
Loïck Berrou (87), candidat sortant, 53 voix
Clarisse Feletin (97), candidate sortante, 48 voix
François Cardinali (82), candidat sortant, 47 voix
Laurent Decloitre (90) (46 voix).
Le Comité se compose désormais comme suit :
Baya Bellanger (04), Djebrine Belleili (04), Loïck Berrou (87), Geneviève Brunet (81), François Cardinali (82), Jean-Luc Courthial (83), Laurent Decloitre (90), Nadir Dendoune (06), Selim El Meddeb (04), Catherine Fay de Lestrac (Cote) (90), Clarisse Feletin (97), Jérôme Gautheret (02), Emmanuelle Hirschauer (01), Renaud Honoré (04), Olivier Le Hellard (04), , Laurent Mimouni (02), Christine Saramito (78), Olivier Sourice (78), Jean-Baptiste Urbain (03), Rémi Uzan (01), Renaud Villain (02).
Le mardi 1er juillet, le Comité procédera à l'élection de son Bureau.
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Assemblée générale de l'Association des Anciens CFJ le 19 juin 2008
Après échanges et débats, seront notamment soumis au vote des adhérents les rapports moral et financier (ci-dessous).
L'assemblée procèdera ensuite au renouvellement partiel des membres du Comité.
ASSEMBLEE GENERALE 2008 DE L'ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES DU CFJ
RAPPORTS MORAL et FINANCIER
Chers amis,
A la toute fin du mois d'Avril, j'ai vécu une petite séquence qui illustre à la fois la richesse et la diversité de notre association :
Le samedi, je faisais partie de ces 30 anciens qui ont tour à tour, toutes les semaines assuré des cours pour les 14 étudiants de la Chance aux concours. J'étais en tandem avec Pierre Monégier,diplômé de l'année 2007, qui était à peine né quand je suis sorti du CFJ 20 ans plus tôt.
Le mardi suivant, j'assistais dans une église du XIIè arrondissement aux obsèques de Raymond Pinçon, qui lui était sorti du CFJ 12 ans avant que je voie le jour. A la sortie de l'église, j'ai pu croiser une petite dizaine d'anciens d'âges divers qui avaient travaillé aux côtés de Raymond à RFI.
Retraité depuis plus de 15 ans, je crois que Raymond n'avait pas raté beaucoup de ces Assemblées Générales. Il était l'un des membres les plus fidèles de cette association. Déjà malade, il avait fait un passage discret à notre fête du soixantenaire à la bourse. Où il avait peut-être croisé Pierre.
Notre association fédère donc 3 générations. Du jeune diplômé au retraité, ils ont des attentes très diverses, que nous essayons de satisfaire.
Les plus anciens de nos anciens veulent voir préservé l'esprit de la maison, préservé le lien social entre les anciens, entretenir à l'occasion un peu de nostalgie.
Les jeunes ont un usage beaucoup plus utilitariste de l'association. Ils en attendent des services. Des prestations. C'est légitime, dans un climat marqué par une précarité croissante de la profession.
Pour survivre, il faut satisfaire les uns et les autres. Et je peux vous dire que ce n'est pas un sacerdoce.
Commençons d'abord non par la nostalgie, mais par l'esprit qui nous anime.
Et d'abord une évidence : pour que l'Association survive, il faut que l'Ecole survive. Après et j'espère au terme d'une période que l'on qualifiera de mouvementée, la cause est acquise. Le CFJ survit, et plutôt bien.
Encore plus de 900 candidats à l'entrée cette année, et 38 diplômés qui devraient tous trouver un CDD de fin d'études. Après avoir bénéficié d'une formation qui répond et aux fondamentaux de la profession, et, c'est important, aux attentes de leurs employeurs.
Mais il y a des accidents, qui nécessitent une attention constante. 2 années successives, avec deux changements de direction des études en cours de scolarité. Et parfois des orientations pédagogiques radicalement différentes. Nous pourrons en discuter, mais sachez que nous avons manifesté notre inquiétude, et restons vigilants.
Autre alerte : une nouvelle augmentation des frais de scolarité, portés à 3 500 pour l'année prochaine. Certes, il n'y avait pas eu d'augmentation depuis 2002. Certes, cela nous amène au niveau des autres écoles.
Mais cela témoigne aussi d'une fuite en avant qui nous éloigne plus encore des objectifs affichés fortement par l'Association : rapprocher le plus possible la composition sociologique de la profession de la société française dans ses diverses composantes.
Nous avons fait part à plusieurs reprises à la direction de notre désaccord, et avons été entendus.
De même que nous avons obtenu que les diplômes obtenus par les étudiants issus de la filière apprentissage et étrangère soient dissociés de ceux de la filière générale avec des mentions spécifiques.
Tout cela pour vous dire que l'Association, selon notre souhait, ne se situe plus au cur des enjeux de pouvoir au sein de la maison, mais est régulièrement consultée, et que ses avis sont écoutés. De par notre simple existence, nous sommes l'un des rares pôles de stabilité au sein du CFJ.
Soyons honnêtes, quel que soit le temps que nous y consacrons, ce n'est pas cela qui nous amène des adhérents.
Comme je vous le disais plus haut, Ils attendent de nous des services. Nous n'en manquons pas, laissez moi dresser un rapide récapitulatif :
- La newsletter a fêté le mois dernier son 100è exemplaire. Grâce à Marie-Lyse Immélé et Laurent Mimouni (2002), elle est à chaque fois plus étoffée. Nous avons dû la réserver aux adhérents, à notre grand regret mais avec l'effet escompté : nous avions 350 adhérents lorsque je me présentais devant vous l'an dernier. Cette année à la même époque nous en comptons 430.
- Le site Internet. Il est très consulté (de 10 000 à 12 000 visites individuelles par mois), mais il a vieilli. Nous avons tenté en vain cette année de trouver des financements pour sa rénovation, qui est au-delà de nos moyens actuels. Olivier Sourice (1978) et Emmanuelle Hirschauer (2001) vont poursuivre dans cette voie.
- L'annuaire en ligne. Marie-Lyse veille à sa mise à jour, qui est un sacerdoce quotidien. Par ailleurs, nous avons pris l'initiative cette année de rééditer une version écrite de l'annuaire, sans aucun coût pour l'Association. Plusieurs éditeurs spécialisés nous ont contacté dans ce sens.
- La bourse aux emplois. Vous trouverez en annexe les statistiques de la bourse aux emplois en 2007, scrupuleusement tenues par Jean-Baptiste Urbain (2003). Elles font apparaître une progression spectaculaire : un doublement en 2 ans, avec 246 offres recensées.
Avec un effet pervers : par le biais d'un simple clic sur Internet, les petites annonces circulent très au-delà du cercle des adhérents, et même du cercle des anciens. Ce qui est tout à fait naturel, mais l'est moins quand cela amène des jeunes cotisants qui postulent à un emploi à se trouver en concurrence avec une pléiade de journalistes. Ici encore, nous devons réfléchir à la notion de service : nous serons sans doute amenés à restreindre l'accès à certaines annonces aux seuls adhérents.
Deux addendums :
- Malgré un nombre remarquable d'offres en CDI, vous aurez constaté que le niveau des offres et des rémunérations constitue un reflet fidèle mais assez déprimant de l'état actuel de la profession.
- Nous semblons constater en 2008 un léger tassement des offres, ce qui pourrait indiquer que le marché de l'emploi, déjà très précaire, est en régression.
- SOS Anciens. Nous ne disposions pas cette année des ressources humaines nécessaires au maintien du soutien juridique. C'est l'un de nos objectifs prioritaires pour le mandat à venir.
Notre but est clairement d'enrichir notre gamme de services, tout en pérennisant les ressources de l'Association. Ce qui n'est plus le cas depuis quelque temps : comme je vous l'ai déjà dit l'an dernier, il nous faut au moins 500 adhérents pour envisager l'avenir sereinement. La « course à l'échalote » à la recherche de recettes s'est poursuivie de plus belle cette année.
L'association ne peut être forte et efficace que si elle en a les moyens. Et ses moyens, ce sont ses membres.
Laissez moi conclure sur une note optimiste, avec deux initiatives qui sont au croisement de l'esprit qui nous anime et de la notion de service.
D'abord la Chance aux concours, qui a atteint cette année sa vitesse de croisière. Une initiative remarquable de jeunes anciens de la promo 2004, qui ont pour certains d'entre eux - Baya Bellanger, Olivier Le hellard, Renaud Honoré, Djebrine Belleili et Selim El Meddeb- rejoint les rangs du Comité.
13 jeunes boursiers de la région parisienne ont pu cette année grâce à la Chance aux Concours présenter les concours d'entrée aux écoles de journalisme. Parrainés par 13 Anciens (voir annexe), encadrés sous la coordination de David Allais (2002) par une trentaine d'intervenants, tous Anciens et tous bénévoles, et par une professeur d'anglais salariée par nos soins.
Il est encore un peu tôt pour mesurer le succès de la promo 2008, mais l'initiative a été saluée par la Mairie de Paris, qui nous a apporté son concours. Et il est évident qu'il faudra de nouvelles énergies l'an prochain pour assurer la pérennité de l'entreprise.
Et enfin un événement ponctuel, l'hiver dernier: l'arrestation au Tchad d'un Ancien, Marc Garmirian (1992), journaliste à l'agence CAPA, lors de l'épisode rocambolesque de l'Arche de Zoé.
Elle a donné lieu à une mobilisation considérable, orchestrée autour d'un Comité de soutien, du CFJ et des Anciens : notre site a recueilli en 72 heures près de 1700 signatures qu'Hervé Chabalier, lui-même un Ancien (1969), a pu porter aux présidents Nicolas Sarkozy et Idriss Deby. Marc était informé de ce soutien pendant sa détention. Une fois libéré, il nous en a chaleureusement remercié.
Nous arrivons au terme de ce compte-rendu non exhaustif de nos activités. Laissez moi en conclusion remercier la Directrice du CFPJ, Marie Ducastel, et le nouveau directeur du CFJ, Christophe Deloire, qui nous hébergent aujourd'hui, comme ils accueillent notre bureau tout au long de l'année. Vous aurez d'ailleurs remarqué qu'il a bougé de quelques mètres dans le couloir.
Très confraternellement,
Loïck Berrou (1987)
- ANNEXE : STATISTIQUES BOURSE AUX EMPLOIS
Rappel :
2004 : 110 offres
2005 : 137
2006 : 156
2007 : 246 offres diffusées
Elles se répartissent comme suit :
46 % en presse écrite (dont 19% en presse spécialisée et professionnelle)
15 % en audiovisuel
15 % en multimédia
19 % en communication
5 % en divers
Par ailleurs, concernant les types de contrat proposés, cela se répartit ainsi :
65% des offres proposées sont des CDI, 35% des CDD.
Quand on regarde en détail, on remarque que les CDI sont très majoritaires par rapport aux CDD. A l'exception du secteur multimédia, qui recrute à peu près autant en CDD qu'en CDI.
Jean Baptiste Urbain (2003)
- ANNEXE : PARRAINS DE LA CHANCE AUX CONCOURS 2008
Luc de Barochez (1882, Le Figaro),
Hervé Béroud (1986, RTL),
Loïck Berrou (1987, France 24)
Hervé Chabalier (1969, CAPA TV)
Mathieu Cosson (1989, Les Echos)
François Ducroux (1987, M6)
Marc Epstein (1985, L'Express)
Michel Grossiord (1981, Europe1)
Jean-François Julliard (1985, Le Canard Enchaîné)
Etienne Leenhardt (1986, France 2)
David Pujadas (1988, France 2)
Aline Richard (1987, La Recherche)
Pascal Riché (1987, Rue 89).
RAPPORT FINANCIER
Sortir de la précarité
La vocation de notre association n'a jamais été de faire du business. Il nous faut néanmoins gagner un minimum d'argent pour faire tourner la boutique (essentiellement notre secrétariat) et équilibrer nos comptes.
Or, ce n'est pas le cas. Si nous nous en tenons uniquement aux dépenses ordinaires de l'année 2007 (salaires + charges + dépenses administratives), nos cotisations n'ont pas suffi à équilibrer nos dépenses. De plus, notre dernière fête de septembre 2007, par ailleurs très réussie, a elle aussi accusé un léger déficit (874,99 euros). Bref, si nous voulons continuer nos actions, il faut impérativement doper nos recettes.
Et là, il n'y a qu'une solution : augmenter le nombre de cotisants. Certes, la ville de Paris nous a accordé une subvention de 2 500 euros pour la "Chance aux concours". Mais cette aide est ponctuelle. Et nous ne pouvons pas compter sur des subventions régulières pour équilibrer nos comptes. Quant à la réalisation d'un nouvel annuaire papier, son édition est au point mort, la publicité étant très difficile à trouver.
Du coup, nos projets de développement sur Internet sont bloqués, ce qui est très ennuyeux car notre avenir se joue certainement sur la toile. Une centaine d'adhérents supplémentaires nous permettraient de franchir un cap décisif.
Olivier Sourice (1978)
Trésorier
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Interview Franz-Olivier Giesbert (promo 71 - Le Point)
Téléchagez l'interview au format mp3
ou écoutez la en direct :
Extraits choisis :
Julien Martin : Quelles différences avez-vous notées entre le début de votre carrière de journaliste et maintenant ?
Franz-Olivier Giesbert : J'ai commencé dans le journalisme en 1968 dans la presse régionale. En 40 ans, tout a changé. Je ne suis pas devenu journaliste par vocation - je voulais être écrivain, avocat ou professeur d'histoire ou de philosophie. Je suis donc venu au journalisme un peu par hasard et je me souviens qu'à cette époque, la profession était déjà très critiquée, mais pas autant qu'aujourd'hui. A l'époque, c'était aussi un des métiers où l'on mourait le plus jeune avec celui de mineur de fonds ; les mineurs étaient frappés par la silicose et les journalistes plutôt par la cirrhose. Ca a un peu changé, le métier s'est calmé. Il est aussi devenu beaucoup plus difficile. A la fin des années 60, les propositions de travail pleuvaient de tous côtés ; aujourd'hui il s'est presque prolétarisé. Pourquoi ? Parce que la presse écrite est beaucoup moins riche. Parallèlement, d'autres types de journalismes se développent. Lorsque j'ai commencé ma carrière, la radio embauchait beaucoup - ce qui n'est plus le cas. Ensuite, ça a été la télé, puis Internet. Il y a donc toujours un développement du journalisme, mais à travers des médias différents. Ce qui n'a pas vraiment changé, c'est la manière d'exercer le métier : être journaliste c'est rechercher la vérité quoi qu'il en coûte, et surtout celle qu'on veut vous cacher. Aujourd'hui, les pouvoirs qu'on a en face de nous sont beaucoup moins puissants qu'autrefois. Sans aller jusqu'à parler de révérence, il faut reconnaître que la publicité, par exemple, était beaucoup plus crainte, à l'époque où je travaillais au Nouvel Observateur qu'aujourd'hui. On était alors beaucoup plus courageux politiquement qu'économiquement.
Le journalisme est un métier plutôt ancien, qui a connu des hauts et des bas. En ce moment, on est plutôt dans un « bas », mais je suis quand même optimiste parce que certaines voies sont en train de s'ouvrir qui peuvent être très bénéfiques pour la presse. Je pense par exemple à Internet. Certes, aujourd'hui c'est le foutoir (rumeurs, informations non vérifiées, diffamations et saloperies en tous genres ), mais en même temps, il faut se souvenir de ce qu'était la presse écrite à ses débuts. Avec le temps, Internet va s'organiser, comme s'est organisée la presse écrite, avec ses codes.
JM : Tous les grands journaux, notamment Le Point, ont leur site Internet. Mais à l'image des chaînes d'information continue, ils se contentent souvent de jouer sur la rapidité plutôt que sur l'exclusivité, à proposer du « bâtonnage » de dépêches plutôt que du reportage ou de l'enquête. Au Point, vous avez entièrement repensé votre site Internet il y a quelques mois, mais toujours en misant à fond sur la rapidité. N'est-ce pas inquiétant pour la qualité de l'information ?
FOG : Il ne faut pas parler de la situation comme si elle était statique. La presse est en mutation quasi-permanente et Internet est une mutation de plus - certainement la plus importante. Mais le journalisme sur Internet se cherche encore. Il ne faut pas stigmatiser la reprise de dépêches. C'est important aussi que les sites Internet donnent ce type d'information.
Nous, au Point, on a pris le parti d'innover, de chercher, de ne pas trop regarder ce qui se fait ailleurs. Il y a donc des tas d'imperfections, parce qu'on n'est pas encore arrivés à la fin de la mutation. En réalité, quand on regarde les confrères, on constate que personne n'a vraiment trouvé la bonne formule sur Internet, alors qu'ils l'ont trouvé sur le papier, tout simplement parce que le papier, ça fait 30, 40 ou 50 ans qu'ils en font, voire plus. Quelle que soit l'évolution de journalisme sur Internet, je crois que le papier survivra, parce que c'est identitaire ; il a déjà survécu à la radio et à la télévision. Mais il va sans doute perdre un peu de sa toute-puissance, si ce n'est pas déjà fait.
JM : Ce qui se passe au journal Le Monde me semble illustratif de ces difficultés de la presse papier. La direction précédente a été chassée parce qu'elle maintenait les crédits pour le site Internet tout en programmant un plan de licenciement à la rédaction papier. Mais c'est bien ce qui va finir par arriver avec la nouvelle direction d'Eric Fottorino. Ce dernier annonce une réduction de la pagination et le journal papier va s'orienter vers davantage d'analyse.
Vous dites que vous croyez beaucoup à l'identité d'un journal. Mais précisément, si tous les sites ne font que reprendre les mêmes dépêches d'agence, où est-elle, cette identité ? A Rue89.fr, nous utilisons tous nos journalistes à faire du reportage, de l'analyse et le fil de dépêches est réduit au minimum. On essaie aussi, autant que possible, de ne pas subir l'agenda des médias « dominants ». Là, si on se connecte maintenant sur les sites des principaux journaux, je pense qu'on trouvera tous la même info [le vote, à l'Assemblée nationale, d'une motion de défiance de l'opposition rejetant le projet de loi sur les OGM]
FOG : Quand il y a une actualité forte, il est normal qu'elle soit dans tous les journaux et aussi sur tous les sites d'information.
JM : Et traitée de la même façon ?
FOG : Parfois oui, parce qu'il n'y a pas forcément cinquante manières de raconter la même histoire. Quand Henri Salvador est mort, on a tous raconté sa vie et souvent de la même façon. Je ne vois pas ce qu'on aurait pu raconter de très original. Pour une actualité politique forte, c'est la même chose. Et grosso modo, l'analyse sera la même dans le cas présent puisqu'une loi retoquée, ce n'est pas un succès, en tous cas ceux qui voudront expliquer le contraire feront sourire. Le meilleur journal sera celui qui aura eu tous les points de vue, qui aura le mieux expliqué les conséquences
JM : Selon vous, on aura donc demain le même article sur cet évènement dans Libération, dans Le Figaro, etc. ?
FOG : Non, parce que ce sont des gens différents qui s'exprimeront, qui commenteront. Pendant les dix années où j'ai dirigé un quotidien [Le Figaro], ma technique était de ne pas regarder le journal de 20 heures pour ne pas me laisser intoxiquer, pour ne pas refaire le lendemain matin le même titre que la télé le soir. Mais très souvent, quand je demandais « alors, c'était quoi l'ouverture du '20 heures' ce soir ? », on se retrouvait avec le même titre parce que ça s'imposait. En revanche, j'étais très heureux les fois où ce n'était pas le cas. A l'époque, notre problème c'était la télé. Aujourd'hui c'est aussi Internet.
JM : Est-ce que l'identité de lepoint.fr est l'identité du Point (papier) ?
FOG : C'est notre objectif, mais il faut rester modeste, on se cherche toujours. Certains journalistes sont dédiés au site Internet, mais nous essayons de nous concevoir comme une rédaction unique. Les conférences de rédaction réunissent tout le monde indifféremment. Géographiquement, les journalistes dédiés au site sont au cur de la rédaction, entre mon bureau de directeur du journal et celui du directeur de la rédaction. Quand un journaliste est embauché ici, il est embauché au Point papier et au site lepoint.fr ; c'est la même chose.
En matière de ligne éditoriale, il faut reconnaître que le commentaire est encore très secondaire sur le site, alors que dans la version papier, Le Point véhicule une certaine vision du monde, il revendique certaines valeurs et en rejette certaines autres.
JM : Les valeurs pour Le Point et l'information brute pour lepoint.fr ?
FOG : Normalement, je devrais vous répondre catégoriquement « non, les valeurs sont les mêmes sur le papier et sur le site, elles doivent être également présentes sur les deux supports ». Mais je dois admettre que ce n'est pas encore tout à fait vrai. On cherche encore nos marques sur le site.
JM : On parle beaucoup des rumeurs et des erreurs sur Internet, mais on oublie assez vite les bévues des médias traditionnels. Bakchich.info a gagné, récemment, un procès intenté par David Douillet et dans le même temps on a vu de grosses erreurs commises par deux journalistes chevronnés, Airy Routier [à propos d'un prétendu SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme] et Jean-Pierre Elkabbach [sur la mort de Pascal Sevran annoncée à tort le 21 avril sur l'antenne d'Europe 1]. Pourtant, on continue à stigmatiser les sites d'information sur Internet. Si Rue89.com avait annoncé par erreur la mort de Pascal Sevran ou le vrai-faux SMS, on aurait mis un an ou deux à s'en remettre, peut-être même qu'on ne s'en serait jamais relevés en terme de crédibilité Internet ne sert-il pas de bouc émissaire pour les médias traditionnels alors que le manque de fiabilité a été constaté dans de très grands médias, ces derniers temps ?
FOG : Quand on se balade sur Internet, on constate qu'il y a quand même beaucoup plus de rumeurs que sur le papier. Mais je crois que c'est normal parce que c'est un mode d'information qui est encore en création, en gestation, en développement, et fatalement, il y a des exagérations, des dérives. Mais tout ça se régulera à un moment donné. Quand vous parlez de l'affaire du SMS, je suis désolé de vous dire que c'était sur le site Internet du Nouvel Observateur, pas dans le magazine papier. D'ailleurs la direction du journal a bien dit que ça ne serait jamais passé sur le papier. Ça montre que sur Internet, il y a peut-être moins de contrôles, moins de filtres - moins de travail, disons le aussi. Ce sont souvent de petites rédactions et ce sont les débuts. La presse écrite, à ses débuts, ce n'était pas terrible non plus.
JM : C'était sur Internet, certes, mais c'était Airy Routier, un grand professionnel.
FOG : Précisément, je ne suis pas sûr qu'il aurait écrit les choses de la même façon sur le papier. Je le répète : c'est un nouveau média, extrêmement rapide, qu'on ne maîtrise pas encore très bien. Pour autant, je ne dis pas que l'information sur Internet a une valeur moindre par nature. Déjà, sur certains sites, l'information est totalement fiable. A terme, ce sera le cas sur tous les sites comme c'est le cas dans à peu près tous les quotidiens ou tous les magazines. L'univers des médias est malthusien et il a peur de tout ce qui est nouveau. La presse quotidienne poussait des cris d'orfraie au moment de l'arrivée des journaux gratuits, or elle n'en a pas souffert. Le titre qui continue à monter parmi les quotidiens, c'est Le Parisien ; c'était pourtant le plus directement visé par les gratuits. A l'inverse, Le Monde et Le Figaro sont en difficulté. A terme, Internet va poser des problèmes à l'économie des journaux en ponctionnant la part du gâteau publicitaire, ça c'est vrai. Internet prend aussi du temps, sachant que les Français passent déjà plus de 3 heures devant la télévision. C'est un média qui progresse, qui monte, donc certains confrères lui aboient dessus, c'est normal. On ne peut pas avoir pour soi la jeunesse, l'avenir et en même temps avancer sous les applaudissements.
Propos recueillis par Laurent Mimouni (02)
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Election du Bureau 2007
Le nouveau bureau
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Compte-rendu de l'AG (20 juin 2007)
Loïck Berrou, président de l'association, dédie cette assemblée générale à la mémoire de Zette Gomès (49) décédée le 22 Mars dernier.
Devant la quarantaine d'adhérents présents, il souligne l'ambivalence du bilan de cette année écoulée, partagé entre d'un côté « une activité florissante » du Comité bénévole et de notre secrétaire salariée Marie-Lise, et de l'autre côté, une situation financière toujours très précaire (L'intégralité du rapport moral présenté par Loïck Berrou est accessible à l'adresse : /news-art128.html). Trois chantiers prioritaires sont déjà sur les rails - illustrant d'ailleurs les deux aspects de ce bilan : l'organisation d'une soirée festive le 29 juin prochain dans une salle parisienne, l'édition d'un annuaire papier, et la demande d'une subvention à la Mairie de Paris.
Philippe Moreau, trésorier explique que les comptes de l'association connaissent un déficit structurel annuel d'environ 5.000 euros, bien que les dépenses aient été réduites au strict minimum (le salaire à mi-temps de notre secrétaire et les charges sociales). Il rappelle que si le seuil des 500 cotisants était franchi chaque année (contre une moyenne de 350 actuellement), les comptes seraient équilibrés.
Baya Bellanger fait ensuite le point sur l'opération « la chance au concours », lancée cette année par un groupe d'anciens et parrainée par quelques grands noms de la profession. Il s'agit d'un soutien scolaire offert bénévolement à une douzaine d'étudiants boursiers pour préparer les concours des écoles de journalisme (voir l'interview de Baya Bellanger sur notre site : /news-art127.html).
Face à la demande de nombreux anciens, Olivier Sourice explique à l'assistance que le Comité étudie la possibilité d'éditer à nouveau une version papier de l'annuaire des diplômés. Il expose la solution qui a retenu l'attention du Comité : une formule « clé en main » qui laisse à une entreprise spécialisée le soin de fabriquer l'annuaire et d'y vendre des pages de publicité. En échange, l'association disposera gratuitement de 600 exemplaires.
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Rapport moral du président (AG du 20 juin 2007)
Le bilan d'activité de l'Association des Anciens CFJ est marqué par les deux paradigmes habituels :
- D'un côté une activité florissante, grâce aux concours exceptionnels des bénévoles du comité et de sa salariée qui, cette année peut-être plus que les autres, ont dépensé leur temps sans compter pour remplir les services que les anciens attendent de nous.
- De l'autre, et vous me voyez désolé de le répéter, une précarité financière constante, qui nous oblige chaque année à une « course à l'échalote » pour trouver les financements qui nous permettent précisément de remplir notre mandat.
Avant de développer ces deux points, permettez-moi de souligner une absence dans cette Assemblée : celle de Zette Gomes, que j'ai toujours vue discrète, mais présente aux Assemblées Générales, et qui nous a quittés cette année. Les plus jeunes d'entre vous ne la connaissent pas, mais les autres savent tout ce que Zette, diplômée de la première promotion du CFJ, celle de 1946/49 a apporté à l'école puis à l'Association dans sa grande générosité.
Pour les jeunes nés au milieu des années 80 qui présenteront cette année le concours, la vie de Zette relève des livres d'histoire : elle a connu la résistance, puis la déportation, avant de poser au lendemain de la deuxième guerre mondiale les premières pierres d'une école qui, aux côtés de Claire Richet et Philippe Viannay, devait rassembler des esprits libres. Pour refonder une profession entachée par la collaboration.
C'est un peu lourd à porter comme héritage, mais c'est bien le nôtre. Et, sans faire dans l'emphase, il est parfois utile de s'en souvenir. Je dédierai donc cette Assemblée Générale à sa mémoire. Avec un salut chaleureux à François, son mari, lui aussi ancien de la première promotion.
Venons-en aux préoccupations plus terrestres qui m'amènent devant vous aujourd'hui.
Je vais commencer là où ça fait mal : l'argent, toujours l'argent.
Tous à cette table, nous avons le sentiment de quémander en permanence, de harceler les anciens, de tendre notre sébile pour faire appel à la générosité du public.
Nous sommes une profession d'individualistes, nous le savons. Et il semble que les anciens ne savent se mobiliser qu'en des circonstances extraordinaires. Nous, on doit gérer un quotidien très ordinaire, l'annuaire, le site Internet, la newsletter, le conseil juridique, et d'autres activités que je décrirai par la suite. Et qui coûtent de l'argent.
Je vais vous le dire clairement : nous avons l'impression d'être les gérants d'une PME placée en permanence sous le couperet d'une faillite.
CE N'EST PAS NORMAL ! 350 cotisations cette année sur 2000 anciens, ce n'est pas assez ! Il nous suffirait de 150 cotisations supplémentaires pour parvenir à l'équilibre. Il suffit d'un déficit sur une fête pour qu'on soit dans le rouge pour le reste de l'année.
Nous avons des solutions. Olivier Sourice et Philippe Moreau, qui font preuve d'une belle inventivité, vont vous les exposer. On n'a pas l'intention de mettre la clé sous la porte.
Mais LA solution, elle est simple : pour que l'Association vive, IL FAUT QU'UN MAXIMUM D'ANCIENS COTISENT. POINT.
Je vous prie de relayer ce message dans vos promotions et entreprises respectives. Et notamment auprès de ceux d'entre nous qui sont confortablement établis dans la profession, et n'ont aucun souci d'avenir. Il y va de notre avenir à nous, en tant qu'Association, et de celui de journalistes moins privilégiés que nous aidons au quotidien. Il s'agit là d'un devoir de solidarité.
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Lettre de Loïck Berrou aux adherents
A l'occasion du départ de Grégoire Lemarchand pour Rome, l'opportunité m'a été offerte d'assumer la présidence du Comité des Anciens. J'en profite pour vous dresser un bref point de situation.
Echaudés par les crises successives, bon nombre d'entre vous se posent encore une question toute bête, mais essentielle : le CFJ se porte-t-il bien ?
Nous croyons pouvoir répondre : oui.
Le groupe CFPJ, à un demi doigt de la faillite et du redressement judiciaire, a été repris en 2003 par un grand groupe spécialisé dans la formation continue, EFE.
Les inquiétudes légitimes soulevées alors par un certain nombre d¹anciens ont été vite apaisées.
- EFE a rétabli au sein du CFPJ un simple bon sens comptable qui semblait avoir disparu.
- Peu familier avec la profession de journaliste, le groupe EFE, qui a délégué au CFPJ sa nouvelle directrice, Marie Ducastel, a su prendre en compte après quelques ajustements la spécificité de notre métier, et donc de sa formation, qui ne se réduit pas heureusement à un bon sens comptable.
Le CPJ a donc progressivement renoué avec les bénéfices, et a retrouvé le statut qu'il avait perdu : celui de premier organisme de formation continue dans les métiers du journalisme.
Le CFJ de son côté n'a pas vocation à faire des bénéfices ; EFE a su en prendre conscience. Ce qui ne veut pas dire qu¹il doive être un gouffre financier.
S'il n'entre pas dans une logique marchande, le CFJ doit pourtant répondre aux besoins d'un marché, dans un climat de concurrence effrénée dû à la multiplication des écoles, avec en corollaire la dispersion de la taxe professionnelle, principale ressource de l'école. Ici aussi, quelques ajustements douloureux ont été nécessaires :
- L'augmentation des frais de scolarité avait déjà été actée par la direction précédente ; il en coûte aujourd'hui 3000 euros par année de scolarité et 800 euros pour les étudiants boursiers. Cela avait été un choc pour ceux d'entre nous qui payaient l'équivalent de 300 euros/an. Mais cela situe toujours le CFJ bien en-deça des grandes écoles privées.
- Le CFJ n'a pas vocation à former des chômeurs : l'effectif des promotions a été réduit à 35 étudiants. Et les rangs des spécialités essaient de coller au plus près aux débouchés potentiels: moins d'agence et de radio, plus de TV et de JRI (la moitié de la promo), avec un niveau à peu près constant de presse écrite, et une montée en régime progressive des "e-journalistes". Et rien n'exclut, si le marché s'y prête, d'étoffer à nouveau les promos.
- Sous l'impulsion de Fabrice Jouhaud, directeur des études, le CFJ a su préserver la qualité pédagogique de sa formation. Parfois au prix de concessions budgétaires, que l'Association des Anciens déplore, en particulier la raréfaction des journaux écoles en régions.
Ce qui n'a pas empêché la réputation de l'école de reprendre son lustre d'antan : plus de 900 candidats se sont présentés au concours d'entrée 2006.
Une deuxième question de bon sens se pose alors : à quoi sert l'Association des Anciens ?
Nous avons constaté en effet que les Anciens se mobilisent volontiers en temps de crise, mais qu'ils ont tendance à s'assoupir quand les choses vont mieux, ce qui est assez naturel.
Pourtant, VOTRE SOUTIEN NOUS EST INDISPENSABLE. Car l'Association, elle, ne s'endort pas.
- D'abord, il nous faut maintenir une vigilance constante face à la qualité de la formation première. Une chose est de former de bons petits soldats qui répondent à la demande du marché. Il en est une autre d'encourager des esprits libres, indépendants et rigoureux, qui ne se contentent pas de se plier aux réalités de ce marché. Ce n'est qu'à cette condition que la presse sous toutes ses formes restera un pilier de notre démocratie. Et par ces temps de pressions multiples, économiques et politiques, ce pilier peut être menacé.
A ce titre, l'un des axes de réflexion du moment : si l'offre qualitative et quantitative de journalistes doit répondre à la demande, le recrutement de la profession doit aussi être un reflet le plus fidèle possible de la société dans ses diverses composantes. L'Association mène en ce sens plusieurs actions : sensibilisations dans les ZEP, offre de training aux concours destinée aux étudiants de zones défavorisées.
En outre, l'Association effectue un travail considérable en soutien à ses Anciens, et notamment aux plus fragiles d¹entre eux, heurtés de plein fouet par une paupérisation constante de la profession :
Le site internet des Anciens (www.ancienscfj.com), animé par Olivier Sourice et Pierre Gilbert remporte un succès croissant, avec plus de 152000 pages consultées depuis le début de l'année ! Ce qui en fait un référent auprès notamment des jeunes Anciens. Vous y trouvez des nouvelles des Anciens, un service de conseil juridique, l¹actualité de la profession, et l'annuaire en ligne (réservé aux adhérents). Votre contribution peut y être bienvenue.
Grâce aux bons soins de Béatrice Houchard, puis maintenant de Laurent Mimouni, la newsletter "CFJ Info" est diffusée aux 1600 anciens répertoriés. Une mine d'informations pratiques, la liste des publications des Anciens, leurs changements de coordonnées et, faute de nouvelles des dantesques confrontations sportives CFJ/ESJ, l'incontournable carnet rose.
Réservée elle aux adhérents, la bourse aux emplois a recueilli en 2005 137 offres d'emploi, pour plus de la moitié en CDI. Grâce à Jean-Baptiste Urbain, nous veillons à leur sérieux.
Last but not least, LE CFJ FETERA CETTE ANNEE SON 60e ANNIVERSAIRE. Le succès de la fête de l'an dernier (plus de 800 entrées) témoigne du besoin des anciens de préserver un lien avec l'école. Nous comptons bien le rééditer cette année le 2 décembre, en vous conviant à une grande fête au Palais Brongniart, doublée pour la première fois d'un salon et d'un prix du Livre d'investigation.
L'équilibre financier de l'Association est fragile. La quasi-totalité de notre budget est consacrée au maintien d'un emploi à mi-temps, celui de Marie-Lyse Immelé, qui orchestre tous ces efforts, et maintient à jour l'Annuaire des Anciens.
Nous espérons donc vous voir encore plus nombreux à la fête, et plus nombreux à adhérer à une Association qui a su se débarrasser de débats parfois pesants pour rester l'une des plus actives et des plus vivaces de l'enseignement supérieur.
Avec mes sentiments les plus confraternels,
Au nom du comité des Anciens,
Loïck Berrou (87)
PS : Nous sommes de plus en plus sollicités par des organismes associatifs ou commerciaux pour leur communiquer, parfois contre rémunération, le fichier des anciens. Soyez rassurés : nous nous engageons à respecter la plus stricte confidentialité de vos coordonnées personnelles. Nous avons fait une exception pour les courriers d'invitation au 60e anniversaire, que vous recevrez de la direction du CFPJ. Il s'agit là d'une manifestation distincte de la nôtre, qui se tiendra le 13 Octobre. Mais c'est Marie-Lyse qui a procédé elle-même à l'étiquetage, sans aucun échange de fichiers informatiques. Quand aux adresses e-mail, si vous recevez du spam, ce n'est sûrement pas de notre faute.
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Loïck Berrou (87) nouveau président des Anciens du CFJ
Loïck Berrou - promotion 1987, Grand reporter TF1/Elephant & Cie, a été élu président de l'association.
Le bureau des anciens du CFJ se compose désormais comme suit :
- Président :
Loïck Berrou (87, grand reporter TF1/Elephant & Cie) - Vice-président(e)s :
François Cardinali (82, rédacteur en chef à TV Hebdo) ;
Clarisse Feletin (97, journaliste indépendante, JRI) ;
Olivier Sourice (78, chef de service à "Télé Loisirs") - Secrétaire général :
Laurent Mimouni (02 , journaliste indépendant audiovisuel) - Trésorier :
Philippe Moreau (98, créateur et Directeur éditorial des éditions "Danger Public")
Les autres membres du comité sont les suivants :
Baya Bellanger (04, journaliste indépendante, JRI) ; Djebrine Belleili (04, journaliste indépendant, JRI) ; Patrice Collen (73, adjoint au chef du service Société de l'AFP) ; Jean-Luc Courthial (83, Associated Press) ; Michel Desfontaines (72, journaliste indépendant) ; Sélim El Meddeb (04, BFM TV, JRI) ; Jérôme Gautheret (02, secrétaire de rédaction au Monde des Livres) ; Arnaud Gonzague (00, éditeur assistant aux éditions « Danger Public ») ; Sabine de Jacquelot (92, Mairie de Cachan) ; Grégoire Lemarchand (00, AFP, bureau de Rome) ; Raphaëlle Leyris (03, journaliste indépendante) ; Michel Schifres (68, directeur de la rédaction du Figaro magazine) ; Jean-Baptiste Urbain (03, Journaliste indépendant audiovisuel) ; Rémi Uzan (01, rédacteur en chef du magazine municipal de la ville de Bagneux), Renaud Villain (02, TF1, JRI).
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AG des Anciens (1er juin 2006) - Compte rendu
RAPPORT MORAL
Grégoire Lemarchand (00), président salue les participants. Il estime que l'assistance relativement modeste (une grosse trentaine de personnes) est, paradoxalement, le signe "que les choses vont bien". Il remercie tout particulièrement de leur présence Zette Gomès (46-49) et Jacqueline Durand (56), qui ont toutes deux relancé l'association il y a un peu plus de 20 ans.
Il présente ensuite son rapport moral pour l'année 2005 (voir texte par ailleurs).
Il ajoute, à titre d'information, que le nombre d'inscription au concours 2006 du CFJ est en forte augmentation avec 920 candidats, soit près du double du nombre d'inscrits au concours il y a deux ans. Par comparaison, il y a 860 candidats à l'ESJ et 790 à l'IPJ, alors que les trois écoles proposent une procédure d'inscription commune.
Par ailleurs, Grégoire Lemarchand informe l'assistance que le CFJ a mis en place un échange avec l'université de Laval (Québec) et que trois étudiants chinois viendront, l'an prochain, suivre la scolarité au Centre.
SITE INTERNET
Olivier Sourice (78) présente un bilan des activités multimédias (site internet et newsletter).
La newsletter est, selon lui, parfaitement installée dans les habitudes des anciens. Elle est envoyée à tous les anciens pour lesquels l'association dispose de coordonnées électroniques, soit environ 1.500 personnes. De plus en plus, elle renvoie au site Internet.
Le site (www.ancienscfj.com) a un peu plus d'1 an d'existence. Le nombre de pages vues est en augmentation constante avec, pour le mois de mai 2006, environ 5.600 connexions. Olivier Sourice précise que c'est un outil aussi économique (il coûte environ 300 euros par an à l'association) qu'efficace. La prochaine étape sera la vente des espaces publicitaires.
BOURSE EMPLOI
Jean-Baptiste Urbain (03) présente un bilan de la bourse-emploi.
Ce service étant réservé aux adhérents, les offres d'emplois sont envoyées à environ 400 personnes. Jean-Baptiste Urbain précise que l'association ne se contente pas de renvoyer les annonces indistinctement mais procède souvent « avec les moyens du bord » à des vérifications, à des reformulations... voire au refus de diffuser certaines offres.
En 2005, 137 offres d'emploi ont été proposées (110 en 2004). Le nombre de CDI est en augmentation par rapport à 2004 (79), alors que les offres de travail précaires sont moins nombreuses que l'an dernier (58).
Contrairement à une idée reçue, 70% de ces offres concernaient des emplois dans la presse. 25% concernaient le secteur de la communication et 5% celui de l'édition. Parmi les 95 offres de presse, 66% concernaient des emplois dans la presse écrite, 20% la presse de collectivités locales, 18% l'audiovisuel et 4% internet.
Un participant suggère de faire payer les employeurs qui souhaitent faire passer une annonce. Le Comité répond que le risque est très grand de voir la source se tarir et que pour l'instant, l'objectif essentiel de la bourse-emploi, c'est de proposer le maximum d'offres aux adhérents, pas de se faire de l'argent.
60 ANS DU CFJ
Renaud Vilain (02) présente la fête organisée le 2 décembre prochain pour les 60 ans du CFJ. Elle aura lieu, comme la dernière fois, au palais Brongniart, place de la Bourse, à Paris. Renaud Villain précise que toutes les bonnes volontés sont nécessaires et doivent se faire connaître.
Philippe Moreau (98) ajoute que cette année, pour la première fois, l'association organisera le même jour un Salon du livre d'investigation. Les étudiants actuellement au CFJ seront associés à la remise d'un prix ; la composition du jury est placée sous la responsabilité de Loïck Berrou (87). Là aussi, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, tant pour la préparation "en amont" que pour le Jour J.
OPERATION ZEP
Arnaud Gonzague (00) présente le bilan d'une opération menée lors de la semaine de la presse à l'école. Une petite quinzaine de personnes de toutes générations se sont répartis par binômes (selon le principe 1 ancien + 1 élève du CFJ) dans différents lycées ZEP de Seine-Saint-Denis pour faire connaître la profession en général et le CFJ en particulier. L'opération s'est globalement bien déroulée, mais elle nécessite une logistique assez lourde.
BILAN FINANCIER
Philippe Moreau, trésorier, présente le bilan financier de l'association (voir par ailleurs).
QUESTIONS DIVERSES
Un participant demande si une nouvelle version papier de l'annuaire des anciens (désormais accessible aux adhérents sur le site internet) est en projet.
Le Comité répond que c'est un énorme travail, que cela représente un investissement financier important sans retour garanti, et que la dernière parution a donné lieu à beaucoup de problèmes (un prestataire de service a déposé le bilan et l'association a dû faire une croix sur plusieurs milliers d'euros). Toutefois, il est vrai que, pour des raisons pratiques, certains ont déjà réclamé une telle remise en chantier. La question est à étudier, notamment en termes financiers.
VOTES
Le rapport moral est approuvé à l'unanimité.
Le bilan financier est approuvé à l'unanimité.
Laurent Mimouni (02)
Secrétaire général
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AG des Anciens (1er juin 2006) - Six élus et quatre nouveaux au Comité
Félicitations à :
- Baya Bellanger (04),
- Djébrine Belleili (04),
- Sélim El Meddeb (04),
- Laurent Mimouni (02),
- Rémi Uzan (01),
- Renaud Villain (02).
Laurent Mimouni et Renaud Villain ont été réélus après avoir exercé un premier mandat de trois ans au comité.
Le comité est rééligible partiellement tous les ans. Voici la liste des autres membres élus :
Elus en 2004 : Patrice Collen (73), Jean-Luc Courthial (83), Michel Desfontaines (72), Jérôme Gautheret (02), Arnaud Gonzague (00), Grégoire Lemarchand (00), Raphaëlle Leyris (03), Michel Schifres (68), Olivier Sourice (78), Jean-Baptiste Urbain (03).
Elus en 2005 : Loïck Berrou (87), François Cardinali (82), Clarisse Feletin (97), Sabine de Jacquelot (92), Philippe Moreau (98).
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