Petits Récits fabuleux - Premier recueil de Vincent de Longueville (04)
Chers anciens,
Je publie en mars mon premier recueil, intitulé Petits Récits fabuleux. Il s'agit d'histoires en vers, très concrètes, qui s'apparentent à des fables (morale et animaux en moins) et se veulent plaisantes ou touchantes, en tout cas faciles à lire.
Mon éditeur travaille sur souscription, ce qui signifie qu'on peut d'ores et déjà commander l'ouvrage. Le livre est en vente à 18 euros (+1,50 euro de frais de port, quel que soit le nombre d'exemplaires et la destination). Le chèque est à faire à l'ordre de Librairie Galerie Racine et à envoyer, avec vos nom et adresse, à :
Vincent de Longueville
15, avenue Gambetta
92410 Ville d'Avray
Un petit extrait pour vous donner le ton du recueil:
Bandit d’honneur
Voudriez-vous que je fusse
La plus grande erreur
Judiciaire après Dreyfus,
Bien cher Procureur ?
Bon, d’accord, j’ai fait le guet
Pour passer le temps…
Mais ce ne fut pas longuet :
À peine un instant !
Il tombait des hallebardes
― Pis que le Déluge !
J’ai donc sauté la rambarde
Du premier refuge ;
Puis n’ayant pas de briquet
Pour feue ma cibiche,
J’ai allumé le loquet
― Et au pied-de-biche !
Ah, oui, j’ai joué au voleur :
Deux trois trucs en toc,
Des bibelots sans valeur,
Du bric et du broc…
― Peut-être un ou deux diamants,
Si l’on s’y attarde,
Que j’ai pris pour des fragments
De verre à moutarde…
Oui, j’ai un peu révélé
Sur le vieil obèse
Un talent trop refoulé
Pour les nœuds de chaise…
C’est vrai, je l’ai mis au frais
Au fond de la cave,
Mais j’ai choisi pour coffret
Le meilleur des Graves !
Tout cela pour l’éloigner
Des balles qui sifflent…
Ah, oui, je dois témoigner :
J’avais un long rifle ;
Rien qu’un fusil à bouchon
En cas de tracas…
On tombe sur des ronchons ;
Il est de ces cas !
Je suis resté bouche bée
Quand ça a fait pan !
J’ai bien cru être tombé
Dans un guet-apens !
Mais quelle fin préférable
Pour notre victime,
Frappée d’un mal incurable
À son stade ultime…
Pour ce qui est du cadavre,
J’ai voulu bien faire
En creusant son dernier havre
Sous le conifère ;
Si j’ai répandu ses cendres,
C’est bien à regret
― Quitte à se faire descendre,
Qu’il serve d’engrais !
Vous voyez, cher Procureur
Que j’ai ma conscience
Pour moi : toutes les horreurs
Citées à l’audience
Ne sont que des fariboles
De baratineurs ;
Moi je suis un Rocambole,
Un bandit d’honneur !
Alors souffrez que je quitte
Ce charmant prétoire,
Et pendant que l’on m’acquitte,
Je file au comptoir…
Mais comme je suis grand prince
― C’est votre journée ―,
Allez ! C’est moi qui vous rince :
Je paie la tournée !
Bien à vous tous,
Vincent de Longueville
Fichier joint : Petits Récits fabuleux - Bon de commande[1].pdf





