Erik Izraelewicz (promotion 1978) et Philippe Levasseur (promotion 1998) récompensés


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Publié le dimanche 27 novembre 2005 par gregoire.lemarchand dans la catégorie Nouvelles des anciens
Erik Izraelewicz (promo 78), directeur adjoint de la rédaction des Echos et chroniqueur sur Europe 1, a reçu le 7 décembre soir le "dauphin d'or" du prix Dauphine-Henri-Tézenas-du-Montcel, en partenariat avec PricewaterhouseCoopers. Depuis quatre ans, le "dauphin d'or" récompense un journaliste économique, présent en radio et/ou en télévision, pour ses qualités d'analyse et de pédagogie manifestées dans des émissions diffusées durant l'année 2005.

Philippe Levasseur (promo 98) et Philippe Jasselin, journalistes à France 2, ont été récompensés par le Prix de l'enquête (catégorie vidéo), dimanche au 20e Festival international du scoop d'Angers, pour leur reportage diffusé en septembre 2005 dans le cadre de l'émission Envoyé Spécial : "Dubaï: dans les soutes de l'Eldorado".
A propos du reportage (sur le site de France Info) : Dans le paradis fiscal de Dubaï, on construit à tour de bras des résidences de luxes. Mais l'envers du rêve doré est tellement dur qu'on croirait une caricature. Les ouvriers asiatiques qui construisent ces bâtiments vivent un cauchemard. Le reportage commence par un visite de ces lieux luxueux qui se vendent sur plan à la vitesse de l'éclair. Un responsable de la promotion de l'Emirat auprès de la France montre pour Envoyé spécial ces iles clefs en main et autres pistes de ski en plein désert qui ont coûté des milliards de dollars et vont rapporter plus encore. Le choc avec la condition de vie du million d'ouvriers qui travaillent jour et nuit à faire sortir les bâtiments de terre n'en est que plus fort. Recrutés au Sri Lanka, en Inde, au Bangladesh et maintenant en Chine, ils viennent pour accumuler quelque argent et nourrir leur famille et déchantent rapidement. Quand ils arrivent à Dubaï,on leur confisque leur passeport, puis ont remplace leur contrat de travail par un autre, beaucoup moins avantageux. Entassés par dizaines dans des chambres où les moins chanceux dorment au sol, ils sont parqués dans des camps à l'extérieur de la ville dès que leurs 12 heures de travail, parfois par 50°, sont terminées. Chaque jour, deux ouvriers meurent sur le chantier, on compte un suicide tous les quatre jours.

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